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	<title>La Gazette de Besançon</title>
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	<description>Le journal qui vous sort de votre quotidien ! - actualité, économie, politique, sport, interview - Besançon</description>
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		<title>Solution d’avenir</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 06:12:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D.R.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’arrivée du tramway à Besançon va avoir pour conséquence de changer nos habitudes de transport. Les deux roues, et notamment les vélos, fleurissent déjà le long de nos rues. Fan de vélo, la demi-centre de l’ESB F Alice Lévêque s’est prêtée au jeu de l’essai Gazette au guidon du vélo électrique pliant Sun City. LE [...]]]></description>
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<p><strong>L’arrivée du tramway à Besançon va avoir pour conséquence de changer nos habitudes de transport. Les deux roues, et notamment les vélos, fleurissent déjà le long de nos rues. Fan de vélo, la demi-centre de l’ESB F Alice Lévêque s’est prêtée au jeu de l’essai Gazette au guidon du vélo électrique pliant Sun City.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-besancon.fr/2012/05/15/solution-davenir/p1030600-copie/' title='P1030600-copie'><img width="400" height="300" src="http://www.gazette-besancon.fr/wp-content/uploads/2012/05/P1030600-copie-400x300.jpg" class="attachment-medium" alt="P1030600-copie" title="P1030600-copie" /></a>
<a href='http://www.gazette-besancon.fr/2012/05/15/solution-davenir/p1030604-copie/' title='P1030604-copie'><img width="400" height="300" src="http://www.gazette-besancon.fr/wp-content/uploads/2012/05/P1030604-copie-400x300.jpg" class="attachment-medium" alt="P1030604-copie" title="P1030604-copie" /></a>

<p>LE DERNIER CHAPITRE de la saison de LFH vient de se refermer et la fin est cruelle pour les handballeuses bisontines. Dans un palais des sports bondé et survolté, l’ESB F a concédé un match nul contre Dijon (22-22) qui envoie le club bisontin tout droit en D2. Comme l’année dernière, l’ESBF devra attendre la décision de la commission nationale de contrôle de gestion, afin de savoir s’il peut continuer à évoluer en LFH. En effet, Arvor 29, le tout récent champion de France est sous le coup « d’une mesure de rétrogradation et d’une interdiction de participer aux Coupes d’Europe lors de la saison 2012-2013 » mais possède encore le droit de faire appel de cette décision.<br />Comme toutes ses coéquipières, l’arrière bisontine Alice Lévêque était inconsolable au coup de sifflet final. « C’est vraiment décevant car on avait parfaitement entamé les play downs avec deux victoires en deux matchs. Il y avait une forte pression mais on s’est dit que l’on n’avait plus rien à perdre, l’équipe s’était lâchée. » Malgré une seule défaite de justesse à Dijon, pour deux victoires et trois matchs nuls, l’ESB F et Alice Lévêque n’auront donc pas gagné le pari du maintien sportif dans l’élite du hand féminin. « Descendre comme ça, au dernier match, devant nos supporters et lors du derby, c’est cruel, c’est une énorme déception. »<br />Quand on lui demande comment elle va occuper la trêve qui se profile, Alice nous répond qu’elle a un programme chargé avec les études de kiné qu’elle suit depuis deux ans à Besançon. Niveau sport, pour ne pas couper totalement, elle va aussi s’adonner à un de ses sports favoris : le vélo.<br />L’occasion est donc belle de confier à Alice pendant une journée le tout dernier-né de la gamme des vélos électriques, Sun City. Dès les premiers coups de pédales, la handballeuse est conquise : « l’accélération est vraiment bluffante, je ne pensais pas que l’assistance électrique était aussi efficace, on atteint 25km/h sans aucun effort. »<br />Comme beaucoup de Bisontins, Alice a renoncé au vélo à cause des nombreuses (rudes) montées qui encerclent la ville. « J’habite Bregille et je me vois mal suer à grosses gouttes en revenant de l’entraînement. Par contre, j’avoue que le vélo électrique est une bonne solution alternative. Avec les travaux du tram, c’est parfois la galère pour faire les trajets entre mon domicile, la fac et le palais des sports. »<br />Alice est convaincue que beaucoup de personnes qui ne voulaient pas entendre parler de vélo vont tomber sous le charme. Autre avantage, mais non des moindres, le vélo est pliant. « J’ai pu l’installer sans problème dans nos vestiaires. Pour ceux qui travaillent au centre-ville, cela permet aussi d’économiser les frais de parking ou le casse-tête pour trouver une place en parking gratuit. »<br />En ce qui concerne la batterie, Alice n’a eu aucun problème pour faire tous ses déplacements car l’autonomie est de plus de 55 km. « C’est confortable car il est rare que je parcoure autant de distance dans mes trajets quotidiens. »<br />Les batteries, Alice Lévêque va aussi avoir besoin de les recharger, avant d’aborder la saison 2012-13 avec l’ESB F . <br /><br /></p>
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		<title>Un courant d’avance</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 06:11:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andrea De Cesaris</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
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		<description><![CDATA[Présenté officiellement le mois dernier, Twizy est le nouveau véhicule de la gamme 100% électrique de Renault. Jean-François Dubreuil, le responsable communication clients d’APRR s’est prêté à son volant au jeu de l’essai auto de la Gazette. ON A CLAIREMENT l’impression de changer d’époque, de rentrer dans une nouvelle ère et même de faire un [...]]]></description>
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<p><strong>Présenté officiellement le mois dernier, Twizy est le nouveau véhicule de la gamme 100% électrique de Renault. Jean-François Dubreuil, le responsable communication clients d’APRR s’est prêté à son volant au jeu de l’essai auto de la Gazette.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-besancon.fr/2012/05/15/un-courant-davance/p1070399/' title='P1070399'><img width="400" height="300" src="http://www.gazette-besancon.fr/wp-content/uploads/2012/05/P1070399-400x300.jpg" class="attachment-medium" alt="P1070399" title="P1070399" /></a>
<a href='http://www.gazette-besancon.fr/2012/05/15/un-courant-davance/p1070495-copie/' title='P1070495-copie'><img width="400" height="300" src="http://www.gazette-besancon.fr/wp-content/uploads/2012/05/P1070495-copie-400x300.jpg" class="attachment-medium" alt="P1070495-copie" title="P1070495-copie" /></a>

<p>ON A CLAIREMENT l’impression de changer d’époque, de rentrer dans une nouvelle ère et même de faire un bon dans le futur… » Voici la première réaction de Jean-François Dubreuil, dès les premiers tours de roues réalisés avec Renault Twizy. Il faut dire que le silence quasi total accompagnant l’accélération de ce véhicule 100 % électrique a de quoi déstabiliser : « C’est tellement silencieux que l’on entend surtout le bruit des autres voitures. C’est déroutant, mais tellement agréable ! » Tout aussi sympathique, le regard des passants, alors que nous nous dirigeons en direction du centre-ville de Besançon : « On attire encore plus l’attention que si on roulait dans une Ferrari. Twizy fait tourner les têtes, mais dans le bon sens du terme. » En effet, ce sont appels de phares, pouces levés ou piétons qui nous interpellent au feu : « C’est quoi comme voiture ? C’est électrique ? Ça ne fait aucun bruit… C’est génial… C’est un  prototype ? Elle est super belle… » Jean-François Dubreuil, d’abord surpris, se prête au jeu, et déjà conquis par l’auto, devient un parfait public relation auprès des badauds venus l’interpeller : « C’est le véhicule 100 % électrique de Renault, c’est génial et très sympa à conduire, je vous le conseille. » Le responsable de la com d’APRR ne semble pas se forcer pour vanter les mérites de ce véhicule atypique, à mi-chemin entre un scooter et une auto : « Vraiment j’adore le concept, on se sent très vite à l’aise avec ce moteur totalement silencieux, si ce n’est ce petit sifflement typique des moteurs électriques. C’est super souple, le moteur est très linéaire, sans aucun à-coup. C’est même beaucoup plus confortable que je ne l’aurais imaginé. Et puis la conduite est vraiment ludique, avec une direction très directe qui contribue au plaisir de conduite et qui permet de vraiment se faufiler dans la jungle urbaine. » Véhicule ludique et pratique on l’aura compris, mais dont la particularité est d’être 100 % électrique. Les automobilistes et le marché automobile français sont-ils prêts à passer le pas en direction de ces véhicules vertueux ? C’est en tout cas l’avis de notre essayeur du jour pour qui, même « si l’ère du pétrole est loin d’être finie, l’avenir est clairement en direction de l’électrique, notamment en zone urbaine, et vers une complémentarité entre tous les moyens de locomotion. Le tramway, l’automobile thermique, les véhicules électriques, le vélo… Tout cela va cohabiter pendant les prochaines dizaines d’années. Il est clair que nous verrons de plus en plus de véhicules électriques circuler et ils feront bientôt partie de notre quotidien. D’autant plus que c’est particulièrement économique, ce qui n’est pas rien quand on regarde le prix du litre d’essence en ce moment à la pompe. Je ne vois que des avantages à l’électrique, surtout que désormais on est en passe de régler son principal défaut d’antan, à savoir l’autonomie. » Le Twizy, pourtant capable de dépasser les 80 km/h réussit en effet le tour de force, en une recharge pleine réalisée via une simple prise, de parcourir plus de 100 km, « ce qui est largement suffisant pour des déplacements urbains ; et puis dans les prochaines années ce sont des batteries encore plus performantes qui seront mises en place et qui permettront notamment de pouvoir réaliser les déplacements sur autoroute ». Justement quelle est la politique des sociétés d’autoroute, et notamment d’APRR, en ce qui concerne les véhicules électriques ? « Nous allons clairement sur un accompagnement de ces mouvements-là, même si bien entendu nous attendons que l’autonomie augmente et que les normes et les usages se stabilisent. Notamment afin de savoir si l’avenir est à l’alimentation par recharge, via la prise électrique, ou par un simple changement de batterie dans les stations service. Mais il est clair que de gros investissements vont être faits et que nous regardons tout ça avec complaisance. Il y a notamment des expérimentations géniales sur ce qu’on appelle des autoroutes magnétiques. Ces dernières seront chargées de composants permettant à votre voiture électrique de se recharger en permanence en roulant ». Des autoroutes tout droit sorties d’un film de science-fiction « mais prévues dans un avenir pas si lointain ». Un Jean-François Dubreuil conquis donc par ce Twizy, et qui tient en conclusion « à saluer ce joli coup de Renault et la belle audace d’une entreprise, qui plus est française, qui sait investir et s’imposer sur ce marché d’avenir » . <br /><br /></p>
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		<title>Le développement durable en questions</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 06:08:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[41]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis de nombreuses années, la ville de Besançon est réputée et reconnue pour sa qualité de vie. Pour la Gazette, Benoît Cypriani (Les Verts) retrace les actions menées en faveur du développement durable et les perspectives pour les années 2020-2030. Rencontre. LA GAZETTE : Quel est l’historique du développement durable à Besançon ?BENOÎT CYPRIANI : Il [...]]]></description>
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<p><strong>Depuis de nombreuses années, la ville de Besançon est réputée et reconnue pour sa qualité de vie. Pour la Gazette, Benoît Cypriani (Les Verts) retrace les actions menées en faveur du développement durable et les perspectives pour les années 2020-2030. Rencontre.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-besancon.fr/2012/05/15/le-developpement-durable-en-questions/benoit-120306-fondtronc_2-best-p2-copie/' title='benoit-120306-FondTronc_2-Best-p2-copie'><img width="400" height="300" src="http://www.gazette-besancon.fr/wp-content/uploads/2012/05/benoit-120306-FondTronc_2-Best-p2-copie-400x300.jpg" class="attachment-medium" alt="benoit-120306-FondTronc_2-Best-p2-copie" title="benoit-120306-FondTronc_2-Best-p2-copie" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : Quel est l’historique du développement durable à Besançon ?</strong><br />BENOÎT CYPRIANI : Il y a eu trois périodes dans les trente dernières années : dans les années 75-95, une forte implication de la ville au niveau de l’énergie (gestion du chauffage de tous les bâtiments à partir d’un seul poste), des espaces verts (charte municipale d’environnement) et des transports en commun, avec la création de l’espace piétonnier de la Boucle. La volonté politique s’est quelque peu émoussée pendant le dernier mandat de Robert Schwint. C’est à partir de 2001 qu’une politique plus globale de développement durable s’est mise en place progressivement avec la création d’un agenda 21 qui est un programme d’action pluriannuel, conçu en partenariat avec les habitants. Cet agenda 21 contient depuis 2010 un volet plan climat –énergie territorial. Il est conçu avec la communauté d’agglomération.<br /><strong>Quelles sont les actions menées aujourd’hui en faveur du développement durable ?</strong><br />Tout d’abord, le développement durable n’est pas une somme d’actions ou de projets plus ou moins importants, comme cela se faisait dans la fin du XXe siècle, mais une façon de concevoir toute la politique de la collectivité, dans le but d’améliorer le bien-être de tous, tout en préservant la qualité de vie de nos descendants. <br /><strong>Un mot sur la qualité de vie à Besançon, vantée par certains classements…</strong><br />Voici quelques distinctions qui ne sont pas accordées par les grands magazines, mais par les professionnels ou les associations d’élus en fonction de réalisations tangibles : <br />- Capitale française de la biodiversité en 2010 pour les villes de plus de 100 000 habitants.<br />- Ruban du développement durable en 2011 qui distingue une quarantaine de villes en France.<br />- Label Cit’ergie en 2007 pour sa politique énergétique ambitieuse. Besançon va recevoir fin 2012 un label international (Cit’ergie Gold), seule ville française à accéder au top 50 des villes européennes.<br /><strong>Quelles sont les perspectives, au niveau du développement durable à Besançon, pour 2020-2030 ?</strong><br />Pour 2020 avec la mairie, nous avons signé un engagement appelé le trois fois vingt, consistant à réduire notre consommation d’énergie et notre production de gaz à effet de serre de 20 %, tout en utilisant 20 % d’énergie renouvelable. D’ici 2050, il nous faut avoir divisé par quatre notre production de gaz à effet de serre et produit l’ensemble de notre électricité par de l’énergie renouvelable. Cela nécessite que des décisions importantes soient prises au niveau de l’Europe et de l’État français, et que ces décisions soient portées à tous les niveaux, y compris par les citoyens. Les municipalités, par leur proximité avec les habitants, ont un rôle majeur dans ce processus. Elles ont un rôle de démonstration de ce qui est possible, d’écoute vis-à-vis des nouvelles idées proposées par les associations, de sensibilisation de la population. Il nous faudra aussi renoncer à étendre la ville afin de préserver la nature et l’agriculture, donc reconstruire purement et simplement la ville sur elle-même. L’ensemble du projet se pense et se travaille dans le cadre intercommunal avec la CAGB . <br /><br /></p>
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		<title>L&#8217;interview décalée : Gérald de Palmas</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 06:05:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roald Billebault</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[41]]></category>

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		<description><![CDATA[Gérald de Palmas est sur la route toute la sainte journée. Une tournée qui l’emmènera à Gray le 12 mai prochain. LA GAZETTE :  On se dit tu ? GÉRALD DE PALMAS : Bien sûr… La présidentielle tu suis de près ? Honnêtement je m’en fous un peu. Mais c’est un sujet qui mérite de s’y arrêter quelques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Gérald de Palmas est sur la route toute la sainte journée. Une tournée qui l’emmènera à Gray le 12 mai prochain.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-besancon.fr/2012/05/15/linterview-decalee-gerald-de-palmas/depalmas_-copie/' title='DEPALMAS_..-copie'><img width="397" height="300" src="http://www.gazette-besancon.fr/wp-content/uploads/2012/05/DEPALMAS_..-copie-397x300.jpg" class="attachment-medium" alt="DEPALMAS_..-copie" title="DEPALMAS_..-copie" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE :  On se dit tu ?</strong><br /> GÉRALD DE PALMAS : Bien sûr…<br /> <strong>La présidentielle tu suis de près ?</strong><br /> Honnêtement je m’en fous un peu. Mais c’est un sujet qui mérite de s’y arrêter quelques heures… Pour te la faire courte, personnellement je n’y trouve pas mon compte…<br /> Tes collègues chanteurs qui s’engagent en politique… Tu crois que c’est leur rôle ?<br /> À partir du moment où ils pensent que c’est leur rôle ça ne me pose pas de soucis… C’est leur choix après tout… S’ils le font en toute conscience et que ça leur fait du bien je n’ai aucun problème avec ça.<br /> <strong>On dit de toi que tu es un garçon humble et plutôt discret, tu confirmes ?</strong><br /> Discret, oui… humble… ma foi j’ai un ego comme tout le monde… Le tout c’est de ne pas trop le montrer… Je n’aurai pas la prétention de dire non plus que je suis au-dessus de tout ça…<br /> <strong>En clair t’es passé par la case grosse tête ?</strong><br /> Probablement, même si je n’en ai pas l’impression…  mais comme toujours tu t’en rends pas compte… En même temps je suis la personne la moins bien placée pour en parler… Faudrait peut-être demander ça aux gens qui m’entourent…<br /> <strong>Tu t’es bien servi au moins une fois de ta notoriété pour obtenir un petit passe-droit quand même…?</strong><br /> J’ai dû faire ça, oui… de façon raisonnable… sans en faire des tonnes… Si on me reconnaît et que les gens sont gentils, j’en profite. S’ils me reconnaissent pas je vais pas leur dire qui je suis.<br /> <strong>T’as commencé ta carrière avec Max Valentin… On t’a vu aussi participer aux Enfoirés… Dans les deux cas tu t’es vite tiré… C’est pas ton truc, les groupes ?</strong><br /> C’est exactement ça, t’as tout compris… Ce n’est pas mon truc du tout…<br /> <strong>T’es du genre à collectionner les tubes… T’as dû gagner un max de blé ?</strong><br /> J’ai bien gagné ma vie. Surtout que je n’ai pas la sensation de travailler… Je suis un garçon très chanceux, mais contrairement à beaucoup de gens, j’en ai conscience…<br /> <strong>Avec ton premier gros chèque tu t’es payé quoi ?</strong><br /> C’est vraiment une anecdote à deux balles… J’étais devant une boulangerie avec ma femme… Et au lieu de prendre deux pains au chocolat on a dû en prendre cinq… J’ai pas souvenir d’avoir claqué plus que ça… Tu sais, ce que j’aime dans l’argent, c’est la liberté que ça t’apporte. Le truc c’est de ne pas se laisser posséder par l’argent… Ça devient un enfer sinon…<br /> <strong>T’as bossé avec du lourd de la scène française… Daho, Hallyday, Goldman, Le Forestier… Si tu pouvais choisir le prochain, là, maintenant, ce serait qui ?</strong><br /> Personne en particulier… Ce que j’ai aimé dans toutes ces collaborations, c’est la rencontre. Ce qui m’a donné l’envie de travailler avec eux, part à la base d’une rencontre… Le besoin de jouer avec l’un ou l’autre n’était pas forcement ce que je recherchais.<br /> <strong>Goldman, tu cois qu’il va revenir un de ces quatre ?</strong><br /> Aucune idée… Ce que je sais c’est qu’il a beaucoup d’enfants à s’occuper… C’est pas facile de faire les deux en même temps…<br /> Faut que je t’avoue un truc par contre… J’ai téléchargé tous tes albums sur internet… Jai même pris ton DVD live… Tu m’en veux ?<br /> <strong>En piratage tu veux dire ?</strong><br /> Évidemment…<br /> Non je t’en veux pas. Je commencerais ma carrière aujourd’hui, je pense que je t’en voudrais&#8230; Mais j’ai eu la chance de vendre des disques à une époque ou ça valait encore quelque chose…<br /> <strong>T’as 44 ans, le middle life comme on dit… Ça te fait flipper un peu ?</strong><br /> Pas flipper non… Mais c’est vrai que je suis passé par la case remise en question… Crise de la quarantaine… Je pensais que c’était un lieu commun, que ça n’existait pas vraiment… Et en fait si, ça existe. J’y suis passé… C’est pas forcément agréable, mais c’est finalement assez constructif…<br /> <strong>Les années passant, t’es toujours pas croyant ?</strong><br /> Pas dans la religion des hommes… Mais je crois en Dieu. D’une certaine façon. Pas celle en tout cas du patriarche au milieu des nuages.<br /> <strong>Tu as un fils qui a 16 ans… L’âge des premières conneries… Les premiers pétards… Ça t’angoisse ?</strong><br /> J’y suis passé et je m’en suis à peu près sorti… Je lui fais confiance, il n’y a pas de raison… Mais tu sais les garçons, ça va… Je crois que c’est plutôt avec les filles que tu flippes quand tu es père.<br /> <strong>Tu as sorti dernièrement un best of, Sur ma route… T’as une ardoise au fisc ou t’es atteint du syndrome de la page blanche ?</strong><br /> (Rires) Aucun des deux chef… Ça fait vingt ans que je fais ce métier, et je n’en avais jamais fait. Je trouvais ça marrant de faire un bilan au moins une fois. Je suis pas près d’en faire un deuxième. J’ai été content de le faire, j’ai bossé dessus quelques mois. Mais depuis qu’il est sorti je n’y pense plus du tout… Je pense aux prochaines chansons.<br /> <strong>Tu mets le temps entre deux albums, comment t’expliques ça ? T’es un peu fainéant ou pointilleux ?</strong><br /> Les deux en fait. C’est le mélange des deux qui crée cette attente. Je peux pas partir sur un truc qui tienne à moitié la route. Et puis en même temps je suis pas un gros bosseur non plus… Forcément ça prend du temps…<br /> <strong>À part rester, c’est quoi le truc le plus dingue que tu aies fait pour une femme ?</strong><br /> Je pourrais pas te sortir un truc comme ça un truc qui déchire… Si je voyais quelque chose ce serait peut être avec mon ex-femme, mais c’est un peu trop personnel pour que je le dévoile…<br /> <strong>Tu te livres pas facilement si j’ai bien compris …</strong><br /> Si, mais dans mes chansons. Tu peux dire les choses de manière impudique dans une chanson. En parler comme ça, c’est vrai que c’est très différent… Je suis moins à l’aise c’est sûr…<br /> <strong>Ça te touche les mauvaises critiques sur tes albums ?</strong><br /> Ça m’a touché au début de ma carrière, et de moins en moins ensuite. Aujourd’hui plus du tout. Ça a été dégressif… Plus les années passent moins j’y attache de l’importance…<br /> <strong>Gérald…Tu en tournée en ce moment dans toute la France… et donc sur la route toute la sainte journée… tu ne crains pas que… le doute pourrait en elle s’immiscer ?</strong><br /> (Rires) C’est déjà fait ça, merci… question suivante …<br /> <strong>C’est la minute promo maintenant… Tout ce que t’as envie de me dire sur ton actu c’est maintenant… T’as carte blanche !</strong><br /> Je ne suis pas très bon pour la promo tu sais… Je fais des chansons parce que j’aime ça… J’essaie de prendre le plus de plaisir possible. J’ai la prétention de penser que plus je prends du plaisir sur scène ou quand j’écris mes chansons, plus j’ai des chances de transmettre quelque chose aux gens…<br /> <strong>Parle moi de ton prochain album… dans les tuyaux j’imagine ?</strong><br /> J’espère l’enregistrer à l’automne prochain après les concerts. Je tourne jusqu’en septembre. Pour la sortie, ça va dépendre de ma maison de disques…  .</p>
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		<title>Jacques Bahi souhaite un réseau incluant le Nord Franche-Comté</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 06:04:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chloé Dalpos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[41]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous avons quasiment le niveau master le plus faible en France]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Depuis le 5 avril, Jacques Mohcine Bahi est le nouveau président de l’université de Franche-Comté. Ce chercheur pur et dur, au parcours impressionnant, entend donner un nouvel élan à la recherche franc-comtoise.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-besancon.fr/2012/05/15/jacques-bahi-souhaite-un-reseau-incluant-le-nord-franche-comte/p1030610-copie/' title='P1030610-copie'><img width="400" height="300" src="http://www.gazette-besancon.fr/wp-content/uploads/2012/05/P1030610-copie-400x300.jpg" class="attachment-medium" alt="P1030610-copie" title="P1030610-copie" /></a>

<p>IL A UN CV long comme le bras et des titres à n’en plus finir. Jacques Bahi, jusque là vice-président du conseil scientifique, est le nouveau boss de l’université de Franche-Comté, succédant à Claude Condé, pour un mandat de quatre ans. Professeur des universités de classe exceptionnelle en informatique à l’UFR sciences et techniques de Besançon – derrière ce titre un peu ronflant se cache le corps le plus élevé &#8211; membre du département Informatique des systèmes complexes de Femto-St, membre du laboratoire d’excellence Action, il est avant tout un scientifique. Âgé de 50 ans, ce Marocain d’origine a été élu sans difficulté et remportait 18 voix du CA sur 22 membres. Titulaire d’un doctorat en mathématiques appliquées qu’il décroche à Besançon, il s’est spécialisé dans « l’algorithmique numérique et le calcul distribué », un terme un rien barbare s’appliquant aux micro capteurs et à la sécurité informatique. Nommé maître de conférence à Belfort en 1992, c’est en 98 qu’il monte une équipe autour de son domaine d’excellence. L’homme s’est aussi impliqué activement dans la formation et crée en 2000 la filière « produits et services multimédia » de l’IUP Multimédia et technologies de l’information. Il crée en parallèle un DESS « programmation multimédia » la même année. En 2008, il met en place un nouveau master « algorithmique haute performance et modélisation ». Tout un programme qui pourrait en effrayer plus d’un… « Il s’agit de rechercher quel logiciel résoudra telle problématique » explique simplement l’homme avec un sourire chaleureux. Avec plus de 150 publications, plus de 800 citations internationales, ce scientifique reconnu par ses pairs entend placer la recherche au cœur de ses actions à venir.<br /><br />« Je souhaite travailler pour donner une dimension internationale à l’université de Franche-Comté, et pour donner cette dimension, il faut accélérer la recherche ». Car « l’algorithme » est cette fois-ci plus simple : sans une recherche qui rayonne, pas de visibilité à l’international face à la concurrence des autres pays. « Il faut un chercheur à la tête de l’université ». Mais sans pour autant oublier la formation. « Je souhaite hisser la recherche et la formation au plus haut niveau. Je pense que nous avons de très bonnes unités de recherche, mais elles ne sont pas suffisamment mises en valeur, et elles ressentent ce manque de considération. Je compte les encourager et leur donner plus de moyens ». Côté formation, Jacques Bahi pointe du doigt un manque d’attractivité de nos filières. « Nous avons quasiment le niveau master le plus faible en France. Nous n’avons jamais été assez ambitieux pour former les hauts cadres avec les masters. Si on lie davantage la recherche à la formation, on attirera des étudiants. » <br />La question du PRES Bourgogne Franche-Comté, vaste chantier de mutualisation des deux universités, était dans tous les esprits à l’orée du changement de présidence. Jacques Bahi a annoncé clairement qu’il continuerait à œuvrer activement pour le rapprochement, en maintenant une position forte face aux Bourguignons, et en conservant nos spécificités. Pour cela, il souhaiterait la création d’un réseau entre les deux régions qui devrait nécessairement inclure le Nord Franche-Comté et l’UTBM (Université de technologie Belfort-Montbéliard). « Je pense que les réticences vont tomber, il faut y aller progressivement et conserver les spécificités de chacun » souligne-t-il. <br />Dans son programme, il a également évoqué la création de cinq pôles qui ont été présentés le 15 mai, en même temps que sa nouvelle équipe. Un pôle de vie étudiante, confié à un vice-président délégué, serait destiné à soutenir et encourager les initiatives étudiantes pour l’organisation de manifestations culturelles et sportives. Un  pôle « culture et sciences en société », « partenariat avec les entreprises », « orientation, information et interface avec l’enseignement secondaire », et enfin « interdisciplinarité » devrait venir compléter cette nouvelle organisation .<br /><br /><br /></p>
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		<title>Khedafi Djelkhir, l’appel du 8 juin</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 06:02:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[41]]></category>

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		<description><![CDATA[J’avais l’impression de ne pas être assez soutenu]]></description>
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<p><strong>Alors qu’il peaufine les derniers réglages d’un entraînement millimétré dans la capitale comtoise, Khedafi Djelkhir se sent prêt à relever son grand défi : un premier combat pro au Palais des Sports de Besançon. Pour hisser haut les couleurs de sa ville.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-besancon.fr/2012/05/15/khedafi-djelkhir-lappel-du-8-juin/dsc_9964-copie/' title='DSC_9964-copie'><img width="450" height="298" src="http://www.gazette-besancon.fr/wp-content/uploads/2012/05/DSC_9964-copie-450x298.jpg" class="attachment-medium" alt="DSC_9964-copie" title="DSC_9964-copie" /></a>

<p>IIL A TOUJOURS combattu et refusé la défaite. Son espoir de victoire n’a jamais été aussi présent. Pour mener à bien son combat du 8 juin prochain, Khedafi Djelkhir a lancé un appel à la mairie de Besançon. « J’ai toujours mis en avant la ville, notamment en travaillant pour le Ring Besançon Athlétique et en intervenant dans les maisons de quartier. J’avais l’impression de ne pas être assez soutenu. Alors, j’ai rencontré le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret » explique le vice-champion d’Europe 2004. « Cela a débouché sur ce combat qui a été mis en place depuis que nous avons eu l’autorisation. Il a été convenu que j’en fasse deux par an à Besançon. La Ville donnera 20 000 € par gala, s’occupera de la communication et mettra à disposition le Palais des Sports ». Khedafi, lui, s’occupera du reste : commencer par terrasser Franklin Teran (31 ans), un boxeur colombien de sa taille, expérimenté, au buste très souple. « Il peut se montrer explosif et imprévisible » explique le vice-champion olympique 2008. « Il faudra être vigilant de la première à la douzième reprise. » Pourtant, pas question de trembler devant Teran. Le champion conserve toute sa sérénité et tout son optimisme. « Je suis lucide, déterminé et conscient de mes qualités. Je dois gagner avec la manière car je serai à la maison. J’ai envie d’offrir un beau spectacle. J’ai envie que la boxe retrouve sa vraie place à Besançon. » Du 23 au 29 avril derniers, Khedafi s’est surtout beaucoup entraîné. Avec son préparateur physique Mehdi Nichane avec qui il avait déjà travaillé chez les Bleus. Comme en équipe de France, il a essentiellement bossé son physique avec deux séances par jour de circuit training. Il fut aussi candidat à de nombreuses séances de PMA (puissance maximale d’aérobie) pour améliorer force et explosivité. Depuis le 2 mai, Khedafi s’entraîne de nouveau dans la capitale comtoise, sous les ordres, ou plutôt sous les conseils de Ouahib Nasri. Le voilà prêt pour ce 8 juin, pour ce championnat WBO inter-continental qui pourrait, en cas de victoire, lui permettre d’être classé dans les quinze premiers boxeurs de la fédération mondiale et de gagner quelques places au classement EBU (fédération européenne).<br /><br /><strong>De la MPT au Palais des Sports</strong><br /><br />Pour réussir son pari, Khedafi ne sera pas seul. Il pourra compter sur un public attendu nombreux (près de 4 000 personnes). Mais aussi sur son coach, Ouahib Nasri (37 ans) qui a commencé à l’entraîner à l’âge de 21 ans. « J’ai démarré à la MPT de Montrapon en tant qu’initiateur » se souvient coach Ouahib. « Je faisais de la boxe à Besançon et j’ai voulu devenir entraîneur pour donner aux jeunes plus d’attention que je n’en avais reçu. En 1996, il y avait 70 jeunes dont Khedafi qui est vite devenu champion de France de boxe éducative en 1998. » Aujourd’hui, il relève, avec lui, un autre défi : battre Franklin Teran. « Je l’ai étudié sur vidéo » glisse Ouahib. « Il boxe large donc on a travaillé le contre pour déclencher les coups avant lui. C’est un combat de 12 rounds, il faudra le contrer tout de suite, le travailler au corps et le ramener à la faute. »Vu son expérience, Khedafi Djelkhir a en mains toutes les cartes pour écarter son adversaire. Son destin est là. Son avenir aussi . <br /><br /><br /><br /></p>
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		<title>Au cœur de la Bastille</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 05:59:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémie Demay</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[41]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans les coulisses de la victoire socialiste, la Gazette était aux côtés du député du Doubs, Pierre Moscovici toute la soirée du 6 mai. Récit d’une journée historique. DANS LES COULISSES de la soirée de la place de la Bastille, l’accolade entre Lionel Jospin et François Hollande est franche, amicale, réconfortante, et spontanée. L’ancien Premier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Dans les coulisses de la victoire socialiste, la Gazette était aux côtés du député du Doubs, Pierre Moscovici toute la soirée du 6 mai. Récit d’une journée historique.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-besancon.fr/2012/05/15/au-coeur-de-la-bastille/_dsc0632/' title='_DSC0632'><img width="450" height="298" src="http://www.gazette-besancon.fr/wp-content/uploads/2012/05/DSC0632-450x298.jpg" class="attachment-medium" alt="_DSC0632" title="_DSC0632" /></a>
<a href='http://www.gazette-besancon.fr/2012/05/15/au-coeur-de-la-bastille/_dsc0788-copie/' title='_DSC0788-copie'><img width="450" height="298" src="http://www.gazette-besancon.fr/wp-content/uploads/2012/05/DSC0788-copie-450x298.jpg" class="attachment-medium" alt="_DSC0788-copie" title="_DSC0788-copie" /></a>
<a href='http://www.gazette-besancon.fr/2012/05/15/au-coeur-de-la-bastille/_dsc0567-copie/' title='_DSC0567-copie'><img width="199" height="300" src="http://www.gazette-besancon.fr/wp-content/uploads/2012/05/DSC0567-copie-199x300.jpg" class="attachment-medium" alt="_DSC0567-copie" title="_DSC0567-copie" /></a>
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<a href='http://www.gazette-besancon.fr/2012/05/15/au-coeur-de-la-bastille/_dsc0462/' title='_DSC0462'><img width="450" height="298" src="http://www.gazette-besancon.fr/wp-content/uploads/2012/05/DSC0462-450x298.jpg" class="attachment-medium" alt="_DSC0462" title="_DSC0462" /></a>
<a href='http://www.gazette-besancon.fr/2012/05/15/au-coeur-de-la-bastille/_dsc0258-copie/' title='_DSC0258-copie'><img width="450" height="298" src="http://www.gazette-besancon.fr/wp-content/uploads/2012/05/DSC0258-copie-450x298.jpg" class="attachment-medium" alt="_DSC0258-copie" title="_DSC0258-copie" /></a>
<a href='http://www.gazette-besancon.fr/2012/05/15/au-coeur-de-la-bastille/_dsc0167-copie/' title='_DSC0167-copie'><img width="199" height="300" src="http://www.gazette-besancon.fr/wp-content/uploads/2012/05/DSC0167-copie-199x300.jpg" class="attachment-medium" alt="_DSC0167-copie" title="_DSC0167-copie" /></a>

<p>DANS LES COULISSES de la soirée de la place de la Bastille, l’accolade entre Lionel Jospin et François Hollande est franche, amicale, réconfortante, et spontanée. L’ancien Premier ministre ne cache pas sa satisfaction. L’étreinte dure quelques minutes. François Hollande le sert très fort. Il pose même sa tête sur l’épaule du dernier socialiste à avoir gouverné la France. Un passage de témoin avec le sentiment du travail accompli. Une reconnaissance naturelle entre amis pouvant compter l’un sur l’autre, même dans les périodes difficiles. Le nouveau président de la République est arrivé à Paris depuis moins d’une heure, et cette embrassade semble être sa première respiration de la soirée. À peine le temps pour les deux hommes de se regarder encore une fois. Pas de parole, juste les yeux humides et fiers, plongés l’un dans l’autre. « Enfin, nous y sommes arrivés » semblent se dire les deux hommes. François Hollande est attendu sur la scène installée place de la Bastille, pour une joyeuse communion avec ce peuple de gauche qui l’a porté au pouvoir. Soulagement général après une semaine où les socialistes se sont fait peur. Nicolas Sarkozy talonnait le candidat de la gauche dans les sondages, et le PS ne voulait pas que la victoire lui échappe, encore.<br />Le matin du dimanche 6 mai, les indicateurs sont au vert pour François Hollande. Les résultats des DOM-TOM arrivent progressivement dans les états-majors. À Saint-Pierre-et-Miquelon, sur les 4 931 inscrits, 3 391 ont voté, et 2 080 bulletins se portent sur François Hollande… soit 65,3 %. Pour mémoire, en 2007, Ségolène Royal avait obtenu 60 %. Tous les autres résultats, dans les Antilles notamment, suivent la même dynamique. La veille, le samedi, un institut de sondages annonçait 52 % pour François Hollande. Interdit de publication, ce résultat est tout de même connu dans les quartiers généraux de l’UMP et du PS. Tout porte à croire en la victoire de la gauche, mais la prudence est de mise. L’écart est faible, si la marge d’erreur est prise en compte. Alors chacun scrute la moindre information et indication. Plus la journée passe, et plus la confiance grandit au PS. À 11 heures, les premières estimations sorties des bureaux de vote donnent elles aussi François Hollande vainqueur. Ce mouvement se profile et s’affine progressivement. À 18 heures, les bureaux de vote des petites communes ferment. À 18 h 35, au troisième étage de l’avenue de Ségur à Paris, la direction du PS est en réunion, François Hollande au téléphone. D’un coup des applaudissements se font entendre. Ils tapent sur la table, chantent « On a gagné, on a gagné ». Dans la rue, et dans le reste du bâtiment tout le monde comprend. François Hollande est le nouveau président de la République. Des larmes de joies naissent dans les regards des vieux militants. La gauche l’emporte. Un socialiste sera le nouveau locataire de l’Élysée. Un bail de minimum cinq ans. Quelques photographes sont invités à immortaliser ce moment. Tous les responsables du parti ont le sourire. Certains filment avec leur téléphone. D’autres signent des petites lettres qui viendront garnir une collection du souvenir pour dire : « J’y étais ». La décontraction est de mise. Mais personne ne peut avouer le résultat. Arnaud Montebourg affiche un sourire tellement large que son visage apparaît trop petit pour montrer sa joie. Mais, il explique à la sortie du QG qu’il ne connaît pas les résultats… et qu’il est pourtant terriblement heureux… Même tête de la victoire pour Vincent Peillon, Jean-Marc Ayraud, ou encore Martine Aubry. Dans le bureau de Pierre Moscovici, sa proche collaboratrice, et vice-présidente du conseil régional de Bourgogne, Safia Otokoré, peine à cacher sa joie. Un cri strident se fait entendre. « C’est quoi ça ? » interroge un collaborateur de Martine Aubry. « C’est une Safia heureuse » répond un autre. Pierre Moscovici, stoïque, la regarde. Il rit. « Je suis aussi très ému » commente-il sobrement. « C’est une fierté tranquille » poursuit le député du Doubs et directeur de cette campagne victorieuse. En fait, il s’expliquera plus tard dans la soirée. Le poids des responsabilités, des dossiers à gérer, de la situation de la France ne lui permet pas d’être euphorique. « Je suis fait comme cela. J’ai du mal à m’épancher. » Il s’est énormément investi pour cette campagne. La preuve, « en trois mois, je ne suis allé qu’une seule fois au cinéma. Pourtant je suis un cinéphile ! »<br />Pendant que Benoît Hamon ou Laurent Fabius sont rue de Solferino, le directeur de la campagne assure le service après vente sur les plateaux télé. Première étape, TF1. Dans le taxi emmenant Safia Otokoré et Pierre Moscovici, l’atmosphère est mitigée. Les deux sont rivés sur leur téléphone portable. Safia s’avachit sur le dossier du fauteuil. Elle regarde par la fenêtre le Paris de carte postale défiler. « Je n’arrive pas à y croire. » Elle répète cette phrase pour mieux se convaincre qu’elle est bien éveillée. Pierre Moscovici, de son côté, se penche sur les résultats de sa circonscription dans le Doubs. Il est inquiet « chez moi, ce n’est pas ça. Il y a un gros report des votes de Marine le Pen sur Nicolas Sarkozy. D’habitude ce n’est pas comme ça. » Arrivé à TF1, l’ambiance est étrange. Un mélange de bienséance et de résignation. Le directeur de la campagne entre dans la loge de maquillage. Nathalie Kosciusco-Morizet, la porte-parole de la France forte lui emboîte le pas après avoir salué la dizaine de personnes présentes. Il y a beaucoup moins de monde que pour le premier tour. Alain Juppé, avec la mine des mauvais jours, fait son apparition. Pierre Laurent, chef du Parti communiste regarde les derniers directs d’avant 20 heures. Safia Otokoré est crispée. Elle attend de pouvoir voir le visage du candidat socialiste apparaître à 20 heures, comme pour s’en assurer une dernière fois. Le décompte n’en finit pas. La droite sur un canapé, la gauche sur un autre. 20 heures, François Hollande s’affiche bien à l’écran. Quelques cris viennent perturber le silence de la grande pièce. « Ça vient de moi, ou ici c’est triste ? » interroge l’élue bourguignonne. Après le discours de Nicolas Sarkozy, Pierre Moscovici est attendu à France 2. Cette fois, il est tracassé. Son téléphone portable bugue. Il ne peut plus téléphoner, ni recevoir des appels, même chose pour les SMS… Il s’agace gentiment. Arrivés sur place, Manuel Valls, Arnaud Montebourg, et Ségolène Royal partageront l’antenne. En coulisse, Safia attend en compagnie de Jérôme Cahuzac, responsable du pôle budget – finances – fiscalité, et d’André Vallini, sénateur de l’Isère et responsable du pôle justice. Les deux fidèles de Hollande prennent la mesure de l’événement. Pas de parole, quelques regards suffisent. Jérôme Cahuzac interroge : « Tu vas à la Bastille après ? » André Vaillini : « J’ai passé l’âge. » François Hollande commence son discours depuis Tulle. Il parle de la Corrèze. Il éprouve une grande difficulté à quitter ce fief sans lequel il ne serait jamais arrivé à la fonction suprême. Il appelle à ses côtés sa compagne, Valérie Trierweiler. En coulisse, à France 2, André Vallini : « Ça doit être dur pour Ségolène. » Jérôme Cahuzac réplique : « Tu sais, il ne doit pas y avoir que cela de difficile. » La porte de la loge s’ouvre : « Ça vous dérange si monsieur Mélenchon partage votre loge ? » « Aucun problème ! »  Le candidat du Front gauche salue tout le monde. Puis demande : « Il y a déjà eu un communiste qui est passé ? » À part Pierre Laurent, personne. « Bon, je passe quand moi ? » demande-t-il à un de ses collaborateurs. « Dans 15 minutes normalement ». « C’est ce qu’on va voir. Je vais les emmerder, comme ça, je passerai plutôt ! » Et il part à la rencontre de la régisseuse. Il lui explique son courroux. Finalement, il obtient gain de cause. Pendant ce temps, devant la loge, André Vallini est en pleine discussion avec Brice Hortefeux. Ce dernier fait des reproches au socialiste : « Tu m’as insulté plusieurs fois sur les plateaux télé ! » Vallini : « Mais non, je ne t’ai pas insulté ! » Hortefeux : « Si ! Pendant quatre émissions. Je veux bien que cela soit de la politique mais quand même ! » Les deux hommes sont interrompus par Jean-Luc Mélenchon qui retourne dans la loge. Il s’adresse à Hortefeux : « Arrête de tirer la gueule, on va dire que c’est de notre faute après ! » L’ancien ministre de l’Intérieur ironise : « Arrête,  après on va dire que nous sommes amis. » Cette réplique amuse le candidat du Front de gauche : « De toute façon, quand je prends un café au zinc, le tout Paris le partage avec moi ! » Pierre Moscovici quitte le plateau de France 2. Son téléphone fonctionne de nouveau. En près de 45 minutes, il a reçu plus d’une centaine de messages… À peine sorti du bâtiment, il reçoit un coup de fil : « Allô François ? » La conversation entre le nouveau président et son directeur de campagne dure environ une dizaine de minutes. Ils évoquent la soirée, décortiquent certains résultats, parlent du futur. Mais rien ne filtre sur le prochain gouvernement. Pierre Moscovici glisse juste : « Sur cette question, je lui fais confiance. » L’équipe s’engouffre dans le taxi. « On part à la Bastille. Vous prendrez par la rue Daval » explique Safia Otokoré au chauffeur. Le téléphone sonne, c’est de nouveau François Hollande. Il explique à Pierre Moscovici qu’il a eu Angela Merkel au téléphone. Il demande à son directeur de campagne de prévenir l’AFP pour rédiger une dépêche. « Tu l’as eue. Vous avez convenu que vous travaillerez ensemble. Tu la verras très rapidement. » Pierre Moscovici raccroche et appelle l’AFP. Le journaliste essaie d’avoir d’autres détails. Le Franc-Comtois, consciencieux jusqu’au bout, ne donnera rien de plus.<br />À l’approche du quartier Bastille, la foule se fait plus dense. Le chauffeur de taxi craint d’être bloqué. À quelques rues de la place, des barrières avec des membres du service d’ordre du PS, accompagnés par des policiers interdisent l’accès. Un agent voyant la voiture s’approcher lui ordonne de faire demi-tour. Le chauffeur ouvre sa fenêtre. Le policier insiste : il faut partir. Le chauffeur tente une explication. Rien à faire. Pierre Moscovici se présente : « Bonjour, je suis le directeur de la campagne de François Hollande. » Le membre du service d’ordre socialiste se penche et le reconnaît : « Bien sûr monsieur, allez-y ». La barrière franchie, un nouvel obstacle apparaît : la foule compacte. Il faudra continuer à pied.<br />Sous le chapiteau, vedettes et politiques profitent de la soirée. Les artistes s’enchaînent sur la scène. En coulisse, la joie est l’invitée d’honneur. « Alors les mecs, on leur a foutu une sacrée raclée. Maintenant faudra faire gaffe pour les législatives » commente Arnaud Montebourg. Christian Paul, député de la Nièvre est sur un nuage. Cinq écrans retransmettent le concert. Laurent Fabius et Martine Aubry discutent tranquillement. À proximité, Benoît Hamon promène sa fille sur ses épaules. Le 6 mai 2012, restera un soir de fête où le socialisme renoue avec l’histoire .       <br />               <br /><br /></p>
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		<title>&#171;&#160;Les Français voulaient tourner la page&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 16:34:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mustafa Haciane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[41]]></category>

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		<description><![CDATA[Des rires et des larmes ont émaillé la soirée du 6 mai à Besançon. La Gazette était dans les parages… &#160; À BESANÇON François Hollande, le candidat PS et désormais nouveau président de la République a totalisé 59,30 % des suffrages exprimés contre 40,70 % pour Nicolas Sarkozy. (À ne pas oublier les 2 500 bulletins blancs et [...]]]></description>
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<p><strong>Des rires et des larmes ont émaillé la soirée du 6 mai à Besançon. La Gazette était dans les parages…</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À BESANÇON François Hollande, le candidat PS et désormais nouveau président de la République a totalisé 59,30 % des suffrages exprimés contre 40,70 % pour Nicolas Sarkozy. (À ne pas oublier les 2 500 bulletins blancs et nuls représentant 4,70 % du total des votants). Autant dire que ce résultat a satisfait les membres du Parti socialiste local qui abordent les prochaines élections législatives du 10 et 17 juin prochain avec confiance et sérénité même si, comme le disent certains d’entre eux, il faudra  nécessairement mouiller la chemise.<br />À l’UMP, le député Jacques Grosperrin déclare « qu’en tant que démocrate et républicain il salue l’élection de François Hollande devenant, par la volonté des électeurs, le Président de tous les Français ». Néanmoins, une fois le gouvernement nommé, il souhaiterait que le pouvoir ne soit pas entièrement concentré entre les mains d’un seul et même parti. « Ce ne serait pas bon pour la démocratie » affirme-t-il. Philippe Gonon, responsable du MoDem, soutient que la politique « droitière » de Nicolas Sarkozy est à l’origine de sa défaite. Au regard de ses constantes contradictions, les électeurs, souvent désorientés l’ont sanctionné. « Et puis, il faut dire que les Français voulaient tourner la page du sarkozysme. Quant au futur, le MoDem n’est pas prêt à donner un chèque en blanc au PS, et cela même si François Bayrou a voté François Hollande » ajoute-t-il. Éric Alauzet (EELV) estime pour sa part que François Hollande a réalisé un bon score. « Pour nous, cette élection va nous booster pour les élections législatives. Mais nous devons rester mobilisés,  même si on a contribué à écarter Nicolas Sarkozy et sa politique brutale, incohérente et agressive. Il n’empêche qu’il n’est pas question de nous endormir sur nos lauriers ». Le Front de gauche représenté à Besançon par Annie Ménétrier et Emmanuel Girod, jubile. Pour ces militants, un nouvel espoir est né. « On a poussé un ouf de soulagement le soir du 6 mai » disent-ils en chœur. « Maintenant que la victoire est acquise, il faut la consolider par des actions que les Français attendent. Lutter par exemple contre le chômage, répondre aux urgences sociales, abolir la précarité, développer le service public, renégocier le Pacte de stabilité… Assurer enfin le vrai  changement ». <br />Bref, excepté du côté de l’UMP locale qui trouve que Nicolas Sarkozy avait des qualités « incontestables » d’un chef d’État, les autres responsables des partis estiment, quant à eux, que l’heure du changement est arrivée .<br /><br /><br /></p>
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		<title>Philippe Gonon : &#171;&#160;Bayrou sera très attentif&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 16:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D.R.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Philippe Gonon, le leader du MoDem en Franche-Comté, revient sur l’échec de François Bayrou lors de l’élection présidentielle, mais également sur son choix de voter pour François Hollande et un avenir qui commence par les élections législatives. J’AI SOUVENT entendu dire que Bayrou était seul ». – « Il est bien évident que le score obtenu au [...]]]></description>
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<p><strong>Philippe Gonon, le leader du MoDem en Franche-Comté, revient sur l’échec de François Bayrou lors de l’élection présidentielle, mais également sur son choix de voter pour François Hollande et un avenir qui commence par les élections législatives.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-besancon.fr/2012/05/14/philippe-gonon-bayrou-sera-tres-attentif/une-gonon-itw-gb50510p4-5-copie-2/' title='une-Gonon-ITW-GB50510P4-5-copie'><img width="447" height="300" src="http://www.gazette-besancon.fr/wp-content/uploads/2012/05/une-Gonon-ITW-GB50510P4-5-copie-447x300.jpg" class="attachment-medium" alt="une-Gonon-ITW-GB50510P4-5-copie" title="une-Gonon-ITW-GB50510P4-5-copie" /></a>

<p>J’AI SOUVENT entendu dire que Bayrou était seul ». – « Il est bien évident que le score obtenu au premier tour (9,13 %) est une déception. Nous espérions faire mieux. Durant cette campagne, j’ai passé beaucoup de temps sur le terrain. J’entendais souvent les gens dire que François Bayrou avait un très bon programme, qu’il avait incontestablement la stature d’un homme d’État, qu’il avait annoncé avant tout le monde la crise financière mondiale. Mais également qu’il était seul. On me demandait souvent : avec qui gouvernera-t-il s’il est élu ? Son positionnement ni à droite, ni à gauche a peut-être dérouté certains électeurs. François Bayrou a un rapport très personnel avec l’élection présidentielle. Pour lui, c’est la rencontre entre un homme et le peuple français. <br />J’ai souvent dit qu’il aurait dû davantage s’entourer. Il y a des gens brillants qui travaillent avec lui : Jean Arthuis, Jean Peyrelevade, Robert Rochefort… J’ai assisté à des réunions avec eux, et je peux vous assurer que c’est du haut niveau. »<br />« Bayrou a fait un choix personnel en votant Hollande. » &#8211; « Le 3 mai dernier, lors de notre conseil national, il y a eu un long débat, passionnant, animé et toujours courtois. François Bayrou a expliqué que son intention de voter pour François Hollande était un choix personnel qui n’engageait que lui, et qu’il laissait le choix aux adhérents du MoDem. Bayrou sera très attentif face à l’action du nouveau Président. En fait, nous avons été déçus de l’attitude de Nicolas Sarkozy entre les deux tours. Le président sortant a commis une erreur en considérant que les électeurs du Modem et ceux du Front national étaient les mêmes, qu’ils étaient sensibles aux mêmes préoccupations. Nicolas Sarkozy a exprimé des positions contraires à nos valeurs et à l’idée que nous nous faisons de la République. À titre personnel, j’ai voté blanc le 6 mai dernier. »<br />« Les extrêmes vont peser. » &#8211; « La prochaine échéance importante, ce sont les élections législatives du mois de juin. Le MoDem espère bien peser lors de ce troisième tour. Mais le mode de scrutin actuel risque d’empêcher nos candidats, ainsi que ceux du Front de gauche et du Front national, d’avoir des députés. Ce n’est évidemment pas normal. Surtout quand on sait que les écologistes, qui ne pèsent qu’un peu plus de 2 % à la dernière élection présidentielle, devraient avoir une trentaine de députés et peut-être même un groupe, tout simplement parce qu’ils ont passé des accords gouvernementaux avec les socialistes. C’est parfaitement illégitime. De toute évidence, le nouveau président de la République va devoir composer avec les extrêmes, qui vont beaucoup peser dans la vie politique française. <br />« Rassembler le centre. » &#8211; « Je ne sais pas si François Bayrou sera candidat en 2017. Cette décision lui appartiendra en temps voulu. Son principal objectif, c’est de rassembler les forces démocratiques du centre. Il travaille actuellement à une stratégie de rassemblement, avec le Parti radical, le Nouveau Centre, les Radicaux de gauche… » .</p>
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		<title>Alain Fousseret : &#171;&#160;L’écologie n’est pas soluble dans la présidentielle&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 16:28:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D.R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<description><![CDATA[Eva a fait des erreurs dans sa campagne]]></description>
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<p><strong>Alain Fousseret, le conseiller régional Europe écologie-Les Verts, revient sur l’échec d’Eva Joly lors de la dernière présidentielle. Un échec qu’il minimise, au regard du caractère particulier de cette élection…</strong></p>

<a href='http://www.gazette-besancon.fr/2012/05/14/alain-fousseret-lecologie-nest-pas-soluble-dans-la-presidentielle/dsc_2022-copie/' title='DSC_2022-copie'><img width="450" height="298" src="http://www.gazette-besancon.fr/wp-content/uploads/2012/05/DSC_2022-copie-450x298.jpg" class="attachment-medium" alt="DSC_2022-copie" title="DSC_2022-copie" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : Avec le recul, Eva Joly était-elle la candidate idéale pour cette élection présidentielle ?</strong><br />ALAIN FOUSSERET : Il y a eu des primaires, Eva Joly a été désignée, et si c’était à refaire, je n’hésiterais pas ! Effectivement, son score (2,31 %) n’est pas exceptionnel, mais il est meilleur que celui de Dominique Voynet en 2007 (1,57 %). Par rapport aux résultats obtenus lors des élections européennes, régionales ou municipales, c’est bien sûr décevant. Mais je crois que l’écologie n’est pas soluble dans l’élection présidentielle. <br /><strong>Pourquoi ?</strong><br />C’est une élection particulière. C’est la rencontre entre un homme – ou une femme – et un pays. Ce sont aussi les institutions de Ve République qui en sont en partie responsables, et c’est pour cela que nous souhaitons une autre république. <br /><strong>Eva Joly a souvent donné l’impression de passer plus de temps à taper sur Nicolas Sarkozy qu’à parler d’écologie…</strong><br />Eva a fait des erreurs dans sa campagne. Le Sarkotour, le changement de lunettes, tout cela n’était peut-être pas très productif. Mais c’est son équipe de campagne qui a décidé cela, donc… Ensuite, certains médias n’ont retenu que ce qu’ils voulaient bien retenir. Eva Joly a beaucoup parlé d’écologie, de nucléaire. L’écologie, comme certains le pensent, ce n’est pas que la protection des oiseaux. Et puis, admettez également qu’il y a eu des choses absolument odieuses qui ont été dites sur notre candidate. Qu’elle n’était pas française, qu’elle ne parlait pas notre langue…<br /><strong>Puisque vous parlez des outrances verbales, Nicolas Sarkozy a été plutôt bien servi…</strong><br />C’est vrai. Il y a des gens, y compris dans mon propre camp, qui ont tenu des propos à l’encontre de Nicolas Sarkozy que je ne cautionne pas. Mais Nicolas Sarkozy, durant son mandat, n’a pas toujours eu l’attitude d’un président de la République dans son attitude et dans son vocabulaire. <br /><strong>Financièrement, ce score met-il votre parti en difficulté ?</strong><br />Je n’ai pas le nez dans les comptes, mais il est évident que financièrement, ce n’est pas l’opulence. C’est pour cela qu’il faudra que nos candidats aux législatives soient très raisonnables lors de la campagne. <br /><strong>Europe écologie-Les Verts aura des députés, ce qui ne sera pas forcément le cas du Front national, alors que Marine Le Pen a obtenu 18 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle. Cela vous paraît-il normal ?</strong><br />Non. Pour la démocratie, il serait tout à fait logique que le Front national ait des députés. Je suis bien évidemment en total désaccord avec les idées de ce parti, mais le FN obtient depuis longtemps des scores plus ou moins élevés, et il serait logique qu’il soit représenté à l’Assemblée nationale. Pour cela, il faudrait une dose de proportionnelle. C’est ce que nous réclamons depuis longtemps.<br /><strong>Que serait un bon score pour Europe écologie-Les Verts aux législatives ?</strong><br />Obtenir 10 à 12 %, une trentaine de députés et un groupe parlementaire, ce serait, je pense, un bon résultat.<br /><strong>À chaque élection présidentielle ou presque, les écologistes n’obtiennent que des scores modestes. Faudrait-il envisager de ne pas présenter de candidat, et de trouver un accord politique avec les socialistes par exemple ?</strong><br />C’est peut-être une question à laquelle il faudra réfléchir à l’avenir… .</p>
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